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Le ministère de la Défense de la République autoproclamée arabe sahraouie démocratique (RASD) a fait état le 19 novembre de nouvelles « attaques massives » qui auraient eu lieu contre le mur de défense marocain dans le Sahara occidental.

Le Polisario  a rapporté que des « pilonnages » avaient visé les secteurs d’Al Farcia, Amgala et Haouza et Oum Dreyga.

D’après la même source, ces attaques sahraouies ont causé d’importants dégâts matériels au royaume marocain.

Ces informations n’ont pas été confirmées par les autorités marocaines.

La presse locale marocaine indiquait le 19 novembre que les Forces armées royales marocaines (FAR) faisaient face à des « provocations du Polisario dans plusieurs zones situées à l’est du mur de séparation au Sahara ». Selon ces informations, les FAR infligeraient de « lourdes pertes aux éléments séparatistes ».

L’agence marocaine de presse (MAP) a rapporté que le Polisario était « prêt à tout moment à provoquer une déstabilisation plus large de la paix et de la sécurité régionales » en s’attaquant tant aux FAR qu’aux observateurs militaires de la MINURSO », Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental.

Aucune information concernant la reprise des combats dans la zone n’a pu être confirmée car les 2 camps relayent des informations différentes dans leurs médias respectifs.

Par ailleurs, dans un communiqué du palais royal publié le 19 novembre, le roi Mohammed VI a annoncé que la Jordanie allait ouvrir un consulat à Laâyoune.

Un total de 16 pays a ouvert des représentations diplomatiques dans les villes sahraouies de Dakhla et Laâyoune depuis fin 2019. Le Front Polisario considère l’ouverture de ces consulats comme « une violation du droit international et une atteinte au statut juridique du Sahara occidental en tant que territoire non autonome ».

Les Nations unies (ONU) avaient confirmé des échanges de tirs entre les forces indépendantistes et les Forces armées royales marocaines (FAR) dans la nuit du 12 au 13 novembre dans la zone tampon de Guergarat et avaient appelé à la « retenue ». Nous rappelons que le Front Polisario avait immédiatement décrété le 13 novembre « l’état de guerre », en réaction à une opération militaire marocaine menée dans la zone tampon et visant à rétablir le trafic routier suspendu par les miliciens du Polisario entre la Mauritanie et le Maroc (cf. nos alertes précédentes).

Compte tenu de ces dernières déclarations et de la volatilité de la situation, une exacerbation des tensions est à prévoir au cours des prochains jours et des violences ne sont pas à exclure. Il convient de suivre l’évolution de la situation.

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