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Dans un communiqué publié dans la soirée du 9 novembre, le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a annoncé avoir signé une « déclaration avec les présidents de Russie et d’Azerbaïdjan sur la fin de la guerre au Karabakh ». Le chef du gouvernement arménien a qualifié cette initiative de « douloureuse ».

Le président russe Vladimir Poutine a confirmé la signature de cet accord de « cessez-le-feu total » dans la région du Nagorny Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan à partir de 00h01 le 10 novembre. Le chef de l’Etat russe a également annoncé que les belligérants gardent « au terme de cet accord les positions qu’ils occupent ».

La trêve intervient alors que les forces azerbaïdjanaises avaient affirmé avoir pris le contrôle de la ville clé de Choucha, succès militaire majeur pour Bakou depuis la reprise des hostilités au Nagorny Karabakh le 27 septembre. L’accord de cessez-le-feu semble donc consacrer une victoire militaire à l’Azerbaïdjan.

Le cessez-le-feu prévoit également le déploiement de 1 960 militaires russes d’un contingent de maintien de la paix.

Peu après cette annonce, des manifestations ont éclaté à Erevan (Arménie) dans la nuit du 9 au 10 novembre aux abords du siège du gouvernement. Des manifestants auraient pris d’assaut le bâtiment, cassant les fenêtres et saccageant les bureaux.

Par ailleurs, avant la signature de la fin des hostilités, L’Azerbaïdjan avait abattu par erreur le 9 novembre un hélicoptère militaire russe au-dessus de l’Arménie.

Une poursuite des manifestations est à attendre au cours des prochains jours, notamment en Arménie. Il conviendra de s’en tenir éloigné.

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