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L’ouragan de catégorie 5 Iota a touché terre le 16 novembre au Nicaragua (cf. nos précédentes alertes), soit 2 semaines après le passage de l’ouragan destructeur Eta dans la région. Perdant progressivement en intensité au fil de sa course dans les terres et rétrogradé en tempête tropicale, Iota a disparu dans la nuit du 18 au 19 novembre au Salvador. Selon le Centre national des ouragans (NHC) américain, les inondations et les glissements de terrain devraient néanmoins se poursuivre ce 19 novembre dans la région en raison des fortes pluies, lesquelles continuent ce jour dans le nord du Nicaragua.

Des bilans humains partiels à travers la région font état d’au moins 38 morts suite au passage de la tempête Iota, ainsi que d’importantes destructions matérielles.

Quatorze personnes ont été tuées au Honduras, notamment dans des glissements de terrain à Lempira, Ocotepeque et Intibuca. Le Nicaragua déplore également 18 morts dans des inondations et glissements de terrain. Des décès ont également été signalés dans un archipel colombien des Caraïbes (îles de Santa Catalina et Providencia), au Panama et au Salvador. Malgré les crues de rivières et les chutes d’arbres, aucun mort n’a été recensé au Guatemala, selon les autorités.

Iota a entraîné d’importantes destructions des infrastructures, déjà fragilisées par l’ouragan ETA, notamment au Nicaragua. Selon les autorités nicaraguayennes, plus de 110 000 habitations demeurent privées électricité et plus de 47 000 n’ont plus l’eau courante.

Au Guatemala, l’ambassade des Etats-Unis a mis en garde le 19 novembre ses ressortissants contre les risques de lahars destructeurs en aval du Volcán de Fuego, situé non loin de la capitale. Les flancs du volcan auraient été fragilisés par les fortes pluies de ces derniers jours et les canaux Rio Cenizas et Rio Guacalate sont les plus préoccupants. Les villes d’Escuintla et de Siquinalá seraient particulièrement exposées à ce risque.

Nous rappelons que la tempête Eta, ayant touché terre à Bilwi (Nicaragua) le 3 novembre, avait fait plus de 200 morts et disparus, dont 150 au Guatemala et 60 en Honduras.

Une poursuite des perturbations est à anticiper au cours des prochains jours et des prochaines semaines dans la région.

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